01 juillet 2026 - Actualités
Une campagne de mobilisation contre la fausse consigne et pour la réduction et le recyclage de tous les déchets plastiques
Gilles Vincent, président d'AMORCE, appelle à la mobilisation des collectivités locales contre le projet gouvernemental de la fausse consigne pour recyclage des bouteilles pour boisson et des canettes. Il explique les raisons de cette position et propose des outils pour que chaque collectivité se fasse le relais des arguments qui démontrent l'absurdité de ce projet. Un sondage à destination des adhérents, engageant pour les personnes qui y répondent doit mesurer la nature des actions que les adhérents sont prêts à conduire pour démontrer leur opposition résolue.
Chers adhérents,
La situation est inédite et grave. Nous devons agir maintenant.
Le 19 mai 2026, Le Président de la République a réaffirmé sa volonté de mettre rapidement en place une fausse consigne pour recyclage des bouteilles plastiques et canettes aluminium pour boisson portée par les multinationales des eaux et boissons en bouteilles plastiques jetables depuis près de 10 ans dans toute l’Europe. Dès le 21 mai, le gouvernement organisait une première réunion des parties prenantes pour stabiliser d’ici la fin de l’été un plan plastique confus en termes de réduction et de recyclage des 5 millions de tonnes de déchets et d’emballages en plastiques ménagers et professionnels produits par la France mais précis sur la décision unilatérale d’imposer la fausse consigne. Aujourd’hui, après plusieurs réunions de négociations, la machine est en marche et seules les modalités de mise en œuvre sont soumises à la concertation.
Vous le savez : ce projet, fallacieux sur le plan environnemental, onéreux et contraignant pour les Français, dangereux pour l’avenir du service public de collecte sélective et de tri des emballages, a été combattu par AMORCE avec succès au Sénat lors de l'adoption de la loi AGEC en 2020, puis collectivement en 2023 dans le cadre d’une plateforme multi-acteurs composée de la plupart des associations de collectivités, de consommateurs, de fédérations professionnelles et d’ONG environnementales. Écartée déjà deux fois, elle est de nouveau présentée comme une priorité nationale par le Président de la République et son Ministre délégué à la transition écologique. Cette mesure est sans cohérence écologique, économique ni même juridique.
Ce mardi 30 juin, la plupart des membres de la plateforme animée par AMORCE (les associations de collectivités, des fédérations professionnelles, les associations de consommateurs, les ONG Environnementales...) ont pris la décision collective de se retirer d’une négociation consacrée uniquement aux modalités de mise en place de la fausse consigne et d’écrire au Premier Ministre pour qu’il reprenne personnellement le dossier pour écarter définitivement cette fausse bonne idée.
Dans le même temps AMORCE appelle à la mobilisation de toutes les collectivités à l’échelle territoriale en vous transmettant un kit contre la fausse consigne composé :
- D’un dossier technique pour communiquer auprès des populations, des acteurs et des médias locaux sur les enjeux de la fausse consigne ;
- Des 14 propositions des associations de collectivités et de leurs partenaires pour un vrai plan plastique coordonnées par AMORCE ;
- D’une note juridique démontrant que la France n’a aucune obligation à court terme et aucun intérêt à long terme de mettre en œuvre une mesure qui s’oppose aux objectifs de la France et de l’Europe en matière de prévention et de recyclage de tous les plastiques ;
- D’un sondage pour identifier toutes les formes d’expressions, d’opposition ou de résistance que vous êtes prêts à réaliser collectivement dans le cas où cette mesure serait décidée dans les prochaines semaines. Nous avons besoin que vous répondiez au plus tard le mercredi 8 juillet. Les résultats seront la clé pour définir notre stratégie à mener auprès du gouvernement et du Parlement.
Sans votre réponse et votre engagement, notre capacité à peser dans ce bras de fer sera difficile. Avec, nous pourrons nous faire entendre.
Mobilisons-nous !
Gilles VINCENT, Président d'AMORCE